samedi 12 décembre 2009

Sainté-Lyon 2009: une nuit à la belle étoile!

Nous sommes le samedi 5 décembre. Il est 10h09 et mon train quitte Auxerre pour aller à Lyon via Dijon. Le trajet va durer 4 heures, 4 heures qui vont me permettre de bien me reposer afin d'être "frais" pour courir car il ne faut que je compte beaucoup dormir la nuit prochaine...
Je sommnole et bouquine durant une grande partie du trajet, tout en pensant à la Sainté-Lyon, à son parcours, ses pièges, etc. Bref je me prépare mentalement à affronter les 24 derniers km de cette course!

Une fois arrivé à Lyon je retrouve mes 2 frangins et nous allons chez Florian à pied, car les trams sont en grève (apparement c'est normal, ils sont toujours en grêve pour la fête des lumières et pour la fête de la musique). :-)
L'après-midi chez Florian est calme, nous nous reposons en discutant, écoutant de la musique et regardant des vidéos. On sent que chacun d'entre nous veut recharger au maximum ses batteries pour être d'attaque dans les monts du forez et du lyonnais!

Après une petite sortie au supermarché afin d'aller acheter les traditionnelles Pom'potes pour se ravitailler durant la course, Yannick, un copain de Florian et 4ème membre du team "Les Georges" nous rejoint pour une pasta party!
Une fois le diner finit et les derniers préparatifs clos (sandwich, ravitaillement, affaires, thermos, etc.) nous prenons la voiture direction Saint-Etienne.
Durant le trajet, Benjamin, Yannick et moi même somnolons un peu pendant que Florian nous conduit au Parc Expo de Sainté. Ces quelques minutes de sommeil sont déjà ça de pris pour la suite de la nuit presque blanche...

Une fois arrivé, nous découvrons un Parc Expo plein à craquer et allons chercher notre dossard et vérifier la puce. Ensuite nous retrouvons Olivier (mon cousin) et Gérard un de ses amis, avec qui j'avais fait Marseille-Cassis (Olivier avait mis 5 minutes de moins et Gérad 15 minutes de plus que moi à Cassis).
Ils font la Sainté-Lyon en relais à 3 et leur coéquipière est dans la voiture en train d'essayer de dormir un peu avant de prendre le départ...
Nous blaguons un peu et parlons du parcours et des pièges compte tenu du fait que pour Florian c'est la 3ème participation et pour Benjamin et moi, cela va être notre 2ème!

Vers 23heures, une fois Yannick et Benjamin changés (ils restent au Parc Expo car Yannick courra le 1er relais et Benjamin le 3ème mais doit prendre une navette pour y aller), nous partons avec Florian en direction de Saint Chrsito en Jarrez, lieu du 1er relais ou nous allons essayer de dormir une petite heure et demie avant le passage du relais.
Des messages de soutiens arrivent sur mon portable: savoir que des personnes bien au chaud dans un lit douillé sont avec nous par la pensée, ça fait super plaisir!
A 2h15, le réveil sonne, Florian a bien dormi, pour ma part mon sommeil a été trés haché: j'ai vraiment pas l'habitude de dormir dans une voiture!!!
Pendant que Florian se prépare je regarde ce magnifique serpentin de lumière composé des derniers "solo" et des premiers relais. Le temps est bien moins froid que l'année dernière, car cette année nous arrivons à prendre de bonnes photos pas floues à cause du tremblement!
Vers 3 heures du matin Florian prend le relais et je retrouve Yannick, qui a pas mal souffert sur la fin de ses 16 km du relais à cause de la boue, du profil montant, mais aussi surtout de crampes: ça change du badminton!

Une fois Yannick changé, nous reprenons la voiture en direction de Soucieu en Jarrest, lieu du passage du relais 3 à 4, ou je retrouverai Benjamin qui terminera ses 17kms. Il me restera alors "plus" que 24 km à faire pour retrouver Lyon et le Palais des sports de Gerland. Une fois arrivé à Soucieu, je mange mon sandwich à la dinde rouge des ardennes, histoire de ne pas avoir le ventre vide, et d'éviter une méga fringale surmon relais!
Une fois mon en-cas avalé, il faut dormir un peu, il est déjà 4 heures et demi du mat', Ben et Flo viennent de m'envoyer un texto afin de nous prévenir du passage de relais!

Après un peu plus d'une heure à essayer de plus ou moins dormir, mon reveil sonne, il est temps de me préparer!
Il est 5h46 est Benjamin m'envoie un texto: "je repars du ravito". Il lui reste donc 11km à faire. Je me dis donc que j'ai une bonne heure devant moi, ça va, j'ai le temps!
J'en profite pour sortir de la voiture et aller trouver les toilettes. N'ayant pas mis mon dossard, je ne peux accéder à la zone de relais ou se trouvent les toilettes: me voici donc lancé dans de l'escalade afin de pouvoir atteindre les toilettes!
Je retourne ensuite tout léger à la voiture pour finir de me préparer quand mon téléphone sonne: Benjamin n'est plus qu'à un peu plus d'1 km du relais et il est 6h32! Punaise, il a cartonné sur la 2eme partie de son relais, il faut donc que je me dépeche!!! Je pars vite fait de la voiture, en oubliant une partie de mon ravito: je n'ai qu'un bidon, une pom'pote et du sportenine!
A 6h45, je retrouve Benjamin, il me donne la puce, me dit que son relais s'est bien passé: je peux donc m'élancer pour les 24 derniers kilomètres! Bon, il sera impossible de faire le même temps que l'an dernier, mais je vais essayer de rattraper un peu de temps!

Je préfère partir tranquillement, les 4 premiers kilomètres sont plutôt descendants, et il ne faudrait pas que je me grille les ailes dés le début! De plus, lors du premier chemin à la sortie de Soucieu, ma vision a du mal à s'adapter, et ma frontale ne suffit pas, j'ai du mal à bien distinguer les cailloux et les racines... Je passe la banderole des 20 derniers km, soit 4 km depuis mon départ en 21 minutes. Arrive alors la première montée, le chemin se rétrécit et je suis obligé de marcher derrière les valeureux concurrents solo. A la moindre opportunité je double, mais ce n'est pas évident. Le chemin n'est pas difficile techniquement, et le sol n'est pas si gras que ce que je craignais et que ce que m'avait dit Florian par rapport à l'an dernier. Heureusement car je n'ai pas pris mes chaussures de trail!
Le parcours est vraiment sympa, avec notament une magnifique vue sur le lever de soleil sur Lyon avec le soleil venant déchirer les nuages dans un ciel tout rosé, splendide!!!

Je passe la banderole des 15 derniers kilomètres en 52 minutes, soit 31 minutes pour 5 kilomètres, alors que j'arrive quasiment au sommet de la 2eme grosse montée sur 3 d'après le profil (160mètres de D+ en 5km). S'en suit une grande descente jusqu'à Beaunant, lieu du premier ravito, à 12 km de l'arrivée. Etant donné que j'ai encore à boire et à manger, je décide de ne pas m'arrêter et envoie un texto à Flo et à Benj afin de les prévenir que je suis à mi-parcours, en terminant par "Sainte Foy, me voilà!". A peine mon texto envoyé, le parcours biffurque et je me retrouve face à un mur... Punaise, voici la montée sur Sainte Foy les Lyon!!! Tout le monde marche, qu'ils soient concurrents solo ou relais... Compte tenu de la pente je me met à marcher aussi mais essaye de maintenir un rythme élevé, sans me mettre non plus dans le rouge en gardant un oeil sur mon cardio de temps en temps... 113 mètres de D+ en un peu moins d' un km cela calme pas mal, mais dés que la pente se raddoucit sous les 10% je reprend la course, contrairement à bon nombre de coureurs relais qui semblent coincer!


Je passe la banderole des 10 derniers km en 1h24, soit pile poil 10 à l'heure depuis mon départ! Le plus dur est fait maintenant, je vais pouvoir me lacher un peu la descente est cassante, cela me rappelle un peu Marseille-Cassis, la douleur au genou en moins et heureusement!!!
Je double bon nombres de coureurs et suis assez content de moi car je cours avec de pas trop mauvaises sensations malgré le peu de sommeil...
Soudain en levant la tête au loin je vois la montée sur Fourvière: ça à l'air de pas mal monter. Tous les concurrents solo pestent contre cette modification du parcours rajoutant une côte sur la toute fin du parcours! Malgré la pente j'arrive à courir un peu avant de marcher mais tout de même à doubler des concurrents. La dernière grosse descente fait mal avec notament des passages pavés et des virages serrés pas facile à négocier avec la pente!

En bas de ce tobogan se trouve la banderolle des 5km de l'arrivée (24 minutes pour me rendre de la banderolle des 10km à celle des 5km) puis juste après arrive le dernier ravito. J'en profite pour m'arrêter et boire un peu d'eau gazeuse et manger des fruits secs, histoire de pas tomber en panne sèche d'ici l'arrivée à Gerland.Je repart et peu de temps après je double un collègue du club de vélo de Florian, qui s'étonne de me voir, pensant que nous étions devant son relais. Je blague un peu avec lui et continue à mon rythme en direction de l'arrivée. Les 3-4 derniers kilomètres sur les quais du rhône ne sont pas faciles avec un vent de face rendant la progression plus difficile!
Malgré cela j'essaye de maintenir un bon rythme, mais suis déçu de ne pas voir de bornes kilomètriques décomptant les kilomètres avant l'arrivée. Dans ces conditions, il est difficile de savoir à quel moment produire mon effort pour accéler sur les 2 derniers kilomètres.
Enfin, au bout de 20 minutes environ le parcours rentre dans le parc de Gerland et je sais donc que l'arrivée n'est plus très loin. J'essaye d'allonger un peu ma foulée et lorsque je tourne à gauche je vois le Palais des sports de Gerland et appelle donc Benjamin pour annoncer mon arrivée imminente!

Au final je franchit la ligne d'arrivée à 9h02, soit 8h02 pour parcourir les 69km de la Sainté-Lyon, en ayant parcouru les 24 kilomètres de mon relais en 2h15. Bref, content d'arriver car c'est vraiment une magnifique course, qui donne vraiment envie un jour de la tenter en solo, car il règne une ambiance magique sur cette course!!! Pourquoi pas la tenter un jour en solo avec mes frangins? La question est ouverte...



1 commentaire:

  1. En solo, le jour où je pourrais courir sans que mon essuie-glace ne me fasse souffrir, c'est envisageable... C'est même dans un coin de ma tête (2011, histoire de repérer le dernier tronçon qui m'est inconnu en 2010)

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