Après une bonne semaine passée à Ceyreste suite à Marseille-Cassis et le retour à Auxerre puis la reprise du boulot, il fallait bien un jour ou l'autre reprendre le chemin de l'entraînement, dans la grisaille automnale…(et oui malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin, vivement le printemps!).
Cela m’amène 16 jours exactement après Marseille-Cassis, le corps semble avoir récupéré que ce soit physiquement mais aussi mentalement, et je trépigne à l’idée d’aller recourir et de pouvoir enfin tester mon genou afin d’éliminer mes vieux démons du printemps dernier ayant refaits surface lors des 8 derniers km de Marseille-Cassis (tendinopathie ilio-tibiale plus communement appelée « Syndrome de l’essuie-glace ») !
En ce mardi 10 novembre, je chausse mes NB qui sont en fin de vie (qui va définitivement s’achever pour elles le 6 décembre 2009 une fois l’arrivée au Palais des sports de Gerland effectuée !) et je me couvre bien car le temps est frisquet dehors : cela va être l’occasion d’essayer mes nouvelles chaussettes NB que je viens de recevoir et qui sont spécialement conçues pour l’hiver !
Bref, une fois paré de tout mes équipements, bonnet et gants inclus, me voici parti pour ma reprise de la course : je ne compte pas bien sûr les quelques minutes de course quasiment quotidiennes afin de ne pas être en retard à la gare et pouvoir prendre le train pour aller bosser ! ;-)
Les premières sensations sont bizarres, je ne suis plus habitué à courir, il faut que la machine se relance et se rappelle aux bons vieux souvenirs de ces derniers mois et semaines… Au bout de 5 bonnes minutes tranquilles, j’arrive enfin sur la piste d’athlé et vais pouvoir commencer à enchaîner les tours, mais qui vois-je, est-ce bien lui ? Mais oui, c’est Christophe, un de mes anciens prof d’EPS du lycée, donc je m’arrête ( et oui c’est la reprise, 5 minutes de course c’est déjà pas mal ! ).
Nous discutons une bonne dizaine de minutes, je lui raconte Marseille-Cassis et mon objectif de premier marathon qui sera à Paris le 11 avril 2010. Lui me raconte son expérience du marathon de Paris remontant 7 ans auparavant et de l’entraînement qu’il avait effectué et qu’il ferait aujourd’hui avec sa plus grande expérience (depuis le marathon de Paris il s’est lancé dans les trails « courts » alpins de moins de 40km, mais avec beaucoup de dénivelé…). Mais bon, rien ne sert de parler, il faut courir à point ("presque" copyright de Jean de La fontaine), me voici reparti pour ma séance.
Je tourne tranquillement sur la piste en regardant les gars de l’AJA Marathon en train de souffrir sur le côté en pleine séance de gainage, pendant que de jeunes footballeurs en herbes répètent leurs gammes sur le terrain de foot au centre de la piste.
Je surveille régulièrement ma montre afin de ne pas monter trop haut dans les tours et d’estimer à peu près ma vitesse. Je réalise 4 km en un peu moins 27’ et décide de me retourner, car il va bientôt être 20 heures, et on sait bien que l’alimentation est très importante dans la préparation! Donc retour à la maison située à un peu plus d'1 km de la piste.
Au final, une petite séance tranquille de 6km environ au total pour 40’. Et je suis soulagé car je n’ai absolument rien ressenti au niveau de mon genou gauche, que ce soit, douleur, gêne, sensation bizarre ou autre…. Bref, c’est plutôt bon signe, car la petite alerte de Marseille-Cassis est derrière moi maintenant, et si cela continue ainsi, je pourrai courir le dernier relais de la Sainté-Lyon (24km).
Maintenant c’est récup, je me laisse une journée complète de repos (vive le 11 novembre situé en plein milieu de la semaine) et je retournerai courir le jeudi 12 !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire