lundi 9 novembre 2009

Marseille-Cassis

Maintenant c'est la dernière ligne droite avant Marseille-Cassis: la semaine qui précède la course est consacrée au repos, pas de course à pied, juste une petite séance de renforcement musculaire avec les patients.
Le vendredi soir après avoir plié les bagages, nous partons avec ma chérie pour Macon où nous devons loger chez un couple d'amis, afin de nous rapprocher de Marseille.
Une bonne soirée bien sympa avec pasta  "tagliatelles carbonara" histoire de bien charger les stocks de glycogène.
Le samedi matin, départ pour 4 heures de route, direction Marseille et son parc expo afin d'aller au village départ pour récupérer le dossard.
L'arrivée sur marseille est marquée par les bouchons et les coups de klaxon à tire larigot... Après 15 bonnes minutes à avancer au pas, nous voici garé devant le Vélodrome pour aller au village expo. Après avoir récupéré le lot cadeau (un très joli t-shirt technique) et le dossard, direction Ceyreste pour aller récupérer les clés de la location où nous allons passer la semaine!

Une fois la possession des locaux prise, nous reprenons la voiture pour aller à Aubagne dans un Hôtel-Restaurant où logent un cousin et 2 copains à lui qui vont également participer aux 30 ans de la classique!
Ce soir, c'est pâtes pour tout le monde!

Nous ne faisons pas de vieux os car Emilie et moi tombons de fatigue et rentrons nous coucher à l'appartement situé à 20 minutes d'Aubagne alors que les autres ne font que monter dans leur chambre. Heureusement cette nuit c'est le changement d'heure, nous allons ainsi pouvoir dormir une heure de plus! En me couchant, je sens mes muscles tout contractés... Je balise un peu, et essaye de me rassurer en me disant que lorsque je faisais des courses de vélo, mes meilleurs résultats je les ai eu alors que je n'avais pas de bonnes sensations au début...
Après avoir mis de la pommade "Relax" de chez "chut chut pas de nom" il est 22h30 et c'est l'extinction des feux.

Le dimanche matin, malgré le changement d'heure, je n'ai guère plus dormi car à 5 heures (6 heures à l'ancienne heure) je suis réveillé: horloge biologique quand tu nous tiens!
Je reste cependant au lit à essayer de redormir un peu car le réveil ne sonne qu'a 6 heures de la nouvelle heure!

J'anticipe un peu la sonnerie et me lève pour aller prendre mon petit déj. Emilie me rejoint peu de temps après car elle s'est réveillée. Mon estomac est noué en ce 25 octobre, et je mange tout doucement car cela a du mal à passer... Emilie me chambre un peu et je lui ressort un vieux souvenir des cours du STAPS en expliquant que le stress est à son paroxysme lorsque le résultat est le plus incertain. C'est vrai que quand on est sûr de rater ou de réussir, on n'est pas stressé! :-)

Une fois  le petit dèj pris, direction la voiture afin de nous rendre à Cassis pour que je prenne la navette et qu'Emilie prenne la voiture pour aller faire quelques courses. Le stress monte un peu plus car la route qui va de Ceyreste à Cassis est ... barrée car il y a un rallye automobile. Bref, heureusement mon ami Tom-Tom est là pour nous rediriger via une route qui ne nous rallonge que du double (40' au lieu de 20').

Arrivés à Cassis, Emilie prend le volant et me laisse marcher pour aller rejoindre le bus navette.
Là dans le bus, il y a un mélange de tension et de joie entre ceux qui chantent et ceux (comme moi) qui essaient de rester calmes et décontractés... Nous voici arrivés à Marseille où le bus nous dépose et un long cortège marche sur les 10 minutes de trajet qui séparent le débarquement du stade vélodrome où est donné le départ.
Je retrouve là bas Olivier mon cousin et ses 2 amis David et Gérard. Il est 8h30 et nous prenons la direction du Boulevard Michelet où sera donné le départ à 9h30.
Malgré le fait que le départ ne soit donné qu'une heure après, il ya déjà environ 7 à 8 000 personnes massées devant nous.
Nous attendons le départ en discutant entre nous sur la course et nos différentes expériences de courses de masses comme celle là.

9h30: le top départ est donné et nous marchons 3 minutes avant de passer la ligne de départ.
Le boulevard Michelet est large et nous essayons de rester groupé avec Olivier et David (alors que Gérard qui est moins entraîné nous a laissé partir devant), mais malgré cela nous avons du mal à doubler car cela bouchonne pas mal...
 Et que dire après 3km environ lorsque la route se réduit car nous sommes maintenant sur la route qui nous mène au col de la Gineste...
Nous nous perdons avec Olivier et David, malgré des ambitions chronomètriques à peu près similaires (1h40).
La montée est longue est régulière, mais il est impossible de tenir un rythme régulier compte tenu du monde. On accélère pour doubler et pas de chance, la porte se referme, on freine, on part en diagonal car entre les 3 là bas il y a de la place et paf ça se referme, mais il y a à nouveau de la place où on était bloqué 15 secondes plus tôt... C'est cela pendant toute la montée, ce qui empêche quelque peu de profiter de la beauté de la vue et du paysage qui nous entoure. Au 8ème km, je m'arrête pour une petite pause technique, cela fait 1 bonne heure que ma vessie le demande.
Je passe au sommet du col (9,6km) en 55' et au 10km en 57'.
Je suis loin de mon objectif le plus élevé qui était d'approcher le plus possible les 1h30... mais bon ce n'est pas grave, le plaisir est là et c'est bien ça le plus important!
Alors que la descente est entamée depuis un bon km, je retrouve David et nous descendons ensemble... Avant que je ne le laisse filer tout seul même pas un km après s'être retrouvé car mon genou gauche commence à me tirer un peu...
Je relache donc mon rythme et décélère un peu pour tourner autour de 4'30-35 au km.
Malheureusment pour moi, le calvaire ne fait que commencer car il reste 7 à 8km de descente à faire... J'essaye de courir relaché et de ne pas trop forcer, mais la douleur s'accentue... J'ai l'impression que mon genou s'engourdit et coince à chaque foulée... La gêne et la douleur font que les 3 derniers km sont courus en 5'10 en moyenne malgré un profil clairement descendant et seulement 2 courtes côtes de 200m chacunes...
Après une dernière descente très raide me voici sur le port de Cassis: je garde ma "foulée" si je peux appeler  cela comme ça avec mon genou douloureux et franchit la ligne en 1h45'05 en temps réel et 1h48'11 en temps officiel depuis le coup de pistolet du départ.
Je retrouve Emilie sur la place (merci les téléphones portables) au milieu d'une foule immense entre les coureurs et les spectateurs et nous allons profiter du stand Haribo pour récupérer des sachets: après l'effort, le réconfort!!!

Ensuite la semaine à Ceyreste se passa superbement bien, car dés le lendemain la douleur à mon genou gauche avait disparue et nous avons ainsi pu pleinement marcher pour découvrir les calanques, Marseille, etc. mais aussi se baigner dans la calanque de Port Pin, et nager dans une eau extraordinairement claire à admirer les poissons!

Bref, après l'effort, le réconfort!!!!

4 commentaires:

  1. salut stapsyo,
    bravo pour pour ta course Marseille cassis,
    j'ai fait un petit passage mai je rebiendrait,
    @+
    toto

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  2. Salut Yo !
    Bon, ben en fait, tu me l'avais déjà raconté hier au téléphone ;) Bravo encore, et on compte sur toi pour le dernier relais de la Sainté-Lyon... ;)

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  3. salut Stapsyco, bravo pour ta course,J'aieu ton Blog chez Toto, si ça t'interesse je te laisse le mien http://patrick-patoche.blogspot.com/

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  4. salue patoche92,
    tu fait le semi de boulogne b,
    dimanche,,,,@+

    TOTO

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